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Mar 05, 2019 19:35:18

Butte des 5 moulins @gillesyapiyapo

by @OnepostersGems PATRON | 578 words | 🐣 | 175💌

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Jan 30, 2019 14:25:51 @gillesyapiyapo 

(original text in French underneath, hope Google did right by @gillesyapiyapo)


Butte of the 5 mills

March 1729

Nicolas breathes full lungs the heavy and humid air of the capital. He readjusts his overcoat to protect himself from the icy wind that comes from the hill Montmartre. Already more than a year since he left and everything has changed.

"Soon Paris will have engulfed us," he said to himself as he walked to the inn where he was recruited last spring.

"Discover the new France and serve the nation," he had boasted in the middle of bottles of yellowish and boring wine.

Two weeks later they were crammed into a frigate for the new world.

As soon as they get down, they are handed a musket and a small knife and the assault is launched on the savages. The sequel is a whirlwind of blood, broken bones, and ragged red skin. Everyday. Until he ran away.

One exhausting summer day when the vapors of blood stun you, Nicolas deserted. He reached Lake Huron and then illegally the port of Saint Malo. From Saint Malo, Le Mans, then Nanterre. Since Nanterre, he hides. He knows the fate that is reserved for him, but decided to join the Inn next to the village of La Chapelle to find out what had happened that night of enlistment.

At the dawn following the enlistment, men had come to fetch him. "You belong to us, follow us or you will be deserters." In the emergency, he left everything to Father Jean, asking him to keep them for his return.

"Come every Wednesday at noon to the inn of the Goutte d'Or" he had said to him "I'll find you there".

"If I did not come back in the summer of 1729, sell my property and find my parents".

[...]


Butte des 5 moulins

March 1729

Nicolas respire à plein poumons l'air lourd et humide de la capitale. Il réajuste son pardessus pour se protéger du vent glacial qui vient de la butte Montmartre. Déjà plus d'un an qu'il est parti et tout a changé.

"D'ici peu Paris nous aura englouti" se dit-il en marchant vers l'auberge ou il a été recruté le printemps passé.

"Découvrez la nouvelle France et servez la nation" lui avait-on vanté au milieu de bouteilles de vin jaunâtre et assommant.

Deux semaines plus tard ils étaient entassés sur une frégate pour le nouveau monde.

A peine descendu, on leur tend un mousquet et un petit couteaux et l'assaut est lancé sur les sauvages. La suite n'est qu'un tourbillon de sang, d'os brisés et de peau rouge déchiquetées. Tous les jours. Jusqu'à ce qu'il s'enfui.

Un jour d'été harassant ou les vapeurs de sang vous étourdissent, Nicolas a déserté. Il a rejoint le Lac Huron puis clandestinement le port de Saint Malo. Depuis Saint Malo, Le Mans, puis Nanterre. Depuis Nanterre, il se cache. Il sait le sort qu'on lui réserve, mais bien décidé à rejoindre l'Auberge à côté du village de la Chapelle pour découvrir ce qu'il s'était passé cette nuit d'enrôlement.

Aux aurores suivants l'enrôlement, des hommes étaient venu le chercher. "Tu es des nôtres. Suis-nous ou tu seras déserteur." Dans l'urgence, il a tout laissé au Père Jean en lui demandant bien de les conserver pour son retour.

"Viens tous les mercredis à midi à l'auberge de la Goutte d'Or" lui avait-il dit "Je t'y trouverai".

"Si je ne suis pas revenu à l'été 1729, vend mes biens et va trouver mes parents".

[...]



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